Drame de la filiation à Auvers Sur Oise

27 décembre 2030

Noël est toujours une fête familiale. Chaque année apporte cependant son lot de drames, dispute conjugale qui tourne mal, réunion de famille qui finisse en rixe…

Cette année, le mauvais sort s’est acharné sur Jessica, jeune brune de 40 ans, attachée de direction à la Poste résidant à Auvers sur Oise.

Vers 1 h du matin, la famille échange de savoureuses blagues et autres histoires tout en enchainant les digestifs. L’atmosphère est détendue et le réveillon promet de n’être bientôt plus qu’un agréable souvenir pour les participants. C’était sans compter sur Ahmed, le petit ami de Myriam, la nièce de Jessica. Ahmed apprécie lui aussi les différents alcools mais les trouve un peu tièdes à son gout. Il décide alors de se rendre dans la cuisine et de se servir lui-même en glaçon. Méconnaissance des lieux ? Effets de l’alcool déjà bien présents ? Toujours est-il qu’au lieu de prendre les glaçons habituels, ce sont les ovocytes de Jessica que le jeune homme dégote alors dans le bac et distribue allègrement dans son verre et ceux de ses hôtes.

« Nous nous sommes aperçus de cette erreur que le lendemain. C’est un projet parental qui s’effondre » nous confie tristement Jessica qui pensait utiliser ses ovocytes dans des délais assez proches. Une gueule de bois particulière cette année donc à Auvers sur Oise et qui risque de se prolonger un peu plus que de coutume pour la jeune quadra.

Un drame de la filiation qui suscite pas mal de questions.

Avec l’invention en 2020 du nouveau réfrigérateur chinois Haier capable de tenir même en cas de coupure électrique prolongée, le stockage des ovocytes s’est démocratisé en permettant d’éviter le recours aux labos spécialisés. La jeune femme ne faisait donc que suivre un usage devenu relativement courant.

Interrogé par nos soins, l’Agence régionale de santé n’envisage pas de revenir sur la conservation domestique des ovocytes. En revanche, une nouvelle réglementation avec l’obligation d’une signalétique appropriée serait à l’étude…

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Chamboule-tout à la Présidence de la République

11 novembre 2030

Le Président de la République aurait sans douté préféré commémorer tranquillement le 11 novembre comme le faisait ces prédécesseurs autrefois. La nouvelle s’est en effet répandue comme une trainée de poudre cette nuit sur les réseaux sociaux, les grands journaux préférant sans doute s’assurer de la véracité des faits, tant cela paraissait incroyable. C’est maintenant bien établi : Victorin Coulibaly, surnommé le « Obama français » en référence au premier président noir des Etats Unis élu dans les années 2010, s’appelle en réalité Mathurin Konaté. Une falsification de son état civil apparemment due à sa situation de sans papier au moment de son entrée en France à l’âge de 19 ans : M. Konaté avait semble-t-il emprunté à l’époque l’identité d’un lointain cousin Victorin Coulibaly, ce dernier étant déjà naturalisé français. Le véritable Victorin Coulibaly étant décédé 3 ans plus tard, M. Konaté avait sans doute jugé préférable de garder sa fausse identité, son ascension au sein du parti socialiste étant déjà bien entamée.

La vérité se sera finalement fait jour à la faveur des vieilles rancunes africaines. Certains membres de l’ethnie Soninke demeurés au pays, auraient peu apprécié qu’un Malinke se fasse passer pour l’un d’entre eux. Les témoignages et les preuves se sont ensuite accumulés jusqu’à devenir irrécusables. Tôt ce matin, les traits tirés, Jean Sarkozy, le porte parole de la présidence de la République a admis la réalité devant les journalistes et annoncé la démission prochaine du président.

Mathurin Konaté alias Victorin Coulibaly avait remporté brillamment  les élections au printemps précédent face à Marion Maréchal Lepen et obtenu immédiatement dans la foulée le prestigieux prix Nobel de la paix. Cette révélation met un terme brutal à sa carrière et ouvre une crise politique majeure sans précédant dans les institutions de la Vème République.  Une situation qui inquiète nombre d’observateurs. Elle risque en effet de permettre l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite, jusque la toujours contenue dans les urnes.

C.G.T. : l’action baisse de 6 % à la bourse de Paris

8 novembre 2030

La célèbre « Confédération générale des travailleurs » cotée en bourse depuis 2021, année de la dérégulation du secteur d’activité syndicale a en effet accusé un net recul lors des dernières élections professionnelles, prise en étau entre ses principaux concurrents : « Nord » et la jeune et dynamique « Confédération des travailleurs musulmans ». Pour prévenir ces résultats, son président, Thierry Lecoq avait pourtant engagé une série d’action visant à promouvoir son organisation. Plusieurs grèves avaient ainsi été lancées pour exiger une augmentation générale de salaire pour tous, ou de meilleurs conditions de travail notamment. Une dynamique qui n’aura visiblement pas suffi puisque la C.G.T. est passée de 25 à 18 % des suffrages à l’occasion de ces élections. Un recul immédiatement sanctionné par les investisseurs hier à la bourse de Paris.

Spécialiste du secteur syndical au sein du cabinet d’analyse financière Steaming, Jérôme Levasseur se montre cependant rassurant : « La C.G.T. a une longue histoire, elle a traversé plusieurs périodes difficiles et on peut penser que ses difficultés ne sont que conjecturelles » nous confie-t-il. Jérôme Levasseur met notamment en valeur un réseau très étendu avec un maillage territorial fort. Il estime néanmoins que l’organisation ne pourra pas faire l’économie d’une restructuration.